Terroir · · 5 min de lecture
La vache montbéliarde, emblème de la Franche-Comté (et de nos Belles Comtoises)

Impossible de traverser le Haut-Doubs sans la croiser : robe blanche tachée de rouge, clarine qui tinte au cou, silhouette paisible dans les prés d’altitude. La vache montbéliarde est bien plus qu’une race laitière, c’est un symbole de la Franche-Comté. Au point que nous lui avons consacré nos Belles Comtoises, de petites vaches en chocolat.
Une race née aux portes de la Suisse
L’histoire de la montbéliarde commence au XVIIIe siècle. Des familles d’éleveurs mennonites, venues de Suisse, s’installent dans la région de Montbéliard avec leur bétail. Réputés pour la qualité de leur élevage, ils sélectionnent patiemment des animaux robustes, bons laitiers et adaptés aux hivers rigoureux du massif jurassien.
À la fin du XIXe siècle, la race est officiellement baptisée montbéliarde, du nom du pays qui l’a vue naître. Elle s’étend ensuite à tout le Doubs, au Jura et bien au-delà : elle est aujourd’hui la deuxième race laitière de France.
Comment reconnaître une montbéliarde ?
- Une robe « pie rouge » : un pelage blanc marqué de grandes taches rouge-brun, celles-là mêmes qui décorent nos coffrets.
- Une tête généralement blanche et un mufle clair.
- Une clarine au cou, dans les pâturages du Haut-Doubs : la cloche qui permet de repérer le troupeau et dont le tintement fait partie du paysage sonore de nos montagnes.

La reine du Comté
Si la montbéliarde est si chère au cœur des Francs-Comtois, c’est aussi parce qu’elle est indissociable de nos grands fromages. Les cahiers des charges du Comté, du Morbier ou du Mont d’Or réservent leur production au lait de vaches montbéliardes ou simmentales françaises, nourries à l’herbe des prés en été et au foin en hiver.
Cette alimentation, liée à la flore très riche des prairies d’altitude, donne au lait les arômes que l’on retrouve ensuite dans chaque meule. La montbéliarde façonne ainsi le paysage, l’économie et le goût de toute une région.
La star des comices agricoles
Chaque année, les comices sont l’occasion pour les éleveurs de présenter leurs plus belles bêtes, toilettées et parées de leurs plus belles clarines. Juges, familles et curieux s’y pressent pour admirer la reine du Haut-Doubs. Le Super Comice du patrimoine de Morteau, le 24 octobre 2026, en est un bel exemple : nous y serons, avec nos Belles Comtoises.
De la prairie au chocolat : nos Belles Comtoises
C’est cet attachement à la montbéliarde qui a donné naissance aux Belles Comtoises : de petites vaches couchées, moulées dans notre atelier de Charquemont, en chocolat pur beurre de cacao et garnies d’un praliné noisette. Elles existent en quatre recettes, au chocolat au lait, noir, blanc et caramel.
Présentées en réglette de 6 ou en boîtes de 12, 20 et 30, elles se prêtent aussi bien à un petit plaisir qu’à un cadeau 100 % franc-comtois.

